jeudi 1 décembre 2011

Concert Tom Goldschmidt Trio le 10/12


Cela se passe au Café de la Rue, 30 rue de la Colonne, 1080 Bruxelles, lieu ravissant qui vous est présenté ici . Lieu chargé d'histoire et de charme, authentique café brusseleer des années '30 : poêle à charbon, lambris en bois, réglettes au mur avec noms et résultats des équipe de foot ... d'alors. On pourra se remplir l'estomac avant de s'élever l'âme, voir ci-dessous. C'est généralement bon et gai.

Mais qu'entendra-t-on ?
Beaucoup de chanson en français, de Nougaro à Béranger en passant par votre serviteur (avec assez bien de nouveautés); des textes dits ; une pincée de blues standards ; pas de basse ni de batterie, on fait dans le plus intime, avec mes potes de galère (ci-dessous) Raphaël Van Goubergen aux claviers et Paul Prignot à la guitare, et mon harmo.
Présentation vidéo ici
Détails et enregistrements ici .

PAF : Spectacle + repas : 20 € ; Etudiants et demandeurs d’emploi : 13 €. Spectacle seul : 12 €.
Le spectacle sera précédé d’un repas facultatif et bon à 20 h.
Réservations souhaitées ! 0473/505.875, et merci de prévenir en cas d'empêchement !
OUVERTURE DES PORTES à 19 h 50.

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mercredi 30 novembre 2011

Ma Voiture, C'Est Ma Liberté De Tuer !


Paraît que l'image ci-contre provient d'un spot diffusé en TV par le gouvernement danois. Il n'a trouvé que ce moyen pour attirer l'attention sur les limitations de vitesse. Et je le crois sans peine, à voir le culte meurtrier que continue à engendrer la pédale de gaz. J'avais publié sur Facebook la petite note suivante : " Tom Goldschmidt est effrayé par les ravages de l'illettrisme. Les avenues de Bruxelles sont bordées de panneaux affichant dans un cercle rouge un chiffre "50". Eh bien, visiblement, un nombre effrayant de conducteurs ne savent pas lire. Sujet d'étude sociologique : l'illettrisme semble proportionnel à la grosseur de la bagnole".
Je pensais que cette micro-vanne passerait inaperçue. Où avais-je la tête ? Toucher à l'Automobile, et à la Vitesse, c'est autant fait pour passer inaperçu que beugler l'Internationale à la Basilique pendant le te Deum.
Mais enfin, j'ai reçu des réactions de sympathie, comme celle-ci, d'une dame :
"Et je ne te dis pas le bonheur de conduire une petite voiture. C'est un choix que j'ai fait, une bagnole petite, pas bluffante du tout, japonaise mais je ferai pas de pub. On te fait de véritables coups de pute. Alors que quand je conduis la grosse caisse de mon amoureux, je conduis pareil, mais comme c'est une bagnole à laquelle on accorde un certain prestige, ça se passe pas du tout pareil. "
Sinon, bien sûr, on me rétorque que "le 50 est parfois abusif dans certaines artères de Bxl (exemple petite ceinture)... comme le 30 dans le Pentagone... personne ne respecte, ça veut dire que c inadapté, tous les conducteurs ne sont pas des inciviques mais les infantiliser avec de pareilles limites, c contreproductif...". Ma conviction est que ce n'est pas contreproductif parce que cela donne une quasi-garantie d'absence d'accident, sans faire perdre de temps. Les *** qui me dépassent fond la caisse av des Nations, je les retrouve la plupart du temps calés un feu rouge ou deux plus loin. La vitesse en ville ne fait pas gagner de temps. Elle donne une impression de puissance. Et tous les conducteurs qui cartonnent avaient, une minute avant leur carton, la conviction qu'ils maîtrisaient leur voiture, que leur vitesse était adaptée, qu'ils ne risquaient rien en cas d'obstacle imprévu. Visiblement c'est une conviction très répandue parmi les gens qui roulent à 80 kms/h tout près de la forêt de Soignes, en bordure du parc d'Auderghem... endroits pleins de mômes, de chiens... Et je ne crois guère, sauf exception, aux malheureux qui se feraient flasher à 60, parce que sur le viaduc à Herman Debroux, je vois tous les jours des gens qui foncent très au-dessus du 70 autorisé, et s'ils se faisaient flasher ça freinerait ... leurs ardeurs.
Autre objection : "Je pense qu'il est des endroits où la limitation n'est pas adaptée et devient dangereuse. Passer sous le pont de Groenendael à 70/h relève du défi et me paraît vraiment dangereux. De un, tu te fais klaxonner, appels de phare etc. Et de deux et surtout, tu vois souvent des camions qui arrivent à vive allure derrière toi et tu te demandes comment ils vont faire pour ne pas te rentrer dedans. Je pense que tout est question de nuances. Autoriser 50/h à l'heure à St Josse où je suis tous les jours, c''est très mal parce que c'est une commune où beaucoup de gosses jouent dehors - notamment au ballon - et bien sûr, il faudrait qu'on limite à 30, ce serait encore assez."
Oui mais... Sauf que là (pont de Groenendael), ce qui est inadapté, ce n'est pas la limite de vitesse, c'est la grossièreté d'autres automobilistes, et la façon dont la loi est, ou plutôt n'est pas appliquée. Aux USA, la plupart des Etats imposent des limitations bien plus drastiques que les nôtres, et la répression est réelle, donc les limitations sont bien mieux respectées. ( http://en.wikipedia.org/wiki/Speed_limits_in_the_United_States . 1 mile = 1.6 km).
On trouve sur http://en.wikipedia.org/wiki/Speed_limit deux tableaux indiquant les conséquences de changements de limitation de vitesse. Le résultat total est clair : augmentation = plus de morts, diminution = moins de morts.
Les accidents de la route tuent chaque année dans le monde 260.000 enfants et en blessent 10 millions (http://news.bbc.co.uk/2/hi/in_depth/7776127.stm ).
Mais bien sûr, l'argument suprême, qu'on retrouve ailleurs, c'est que même si conduire moins vite épargne des vies, "qu'est ce qu' on va se faire chier". C'est vrai qu'on s'amuse follement quand on passe de sa béhème à une chaise roulante pour la vie. Et qu'on dort très bien quand on a écrasé un môme - j'ai deux connaissances qui ont perdu les leurs sous les roues de mecs qui se faisaient pas chier.
Question d'empirer un peu les choses, je lis que "Malgré les nombreuses campagnes, les Belges continuent à téléphoner lorsqu'ils conduisent un véhicule. Le nombre d'infractions a augmenté de 7% ces deux dernières années selon la police et il pourrait connaître une nouvelle hausse en 2011, peut-on lire samedi dans Het Nieuwsblad." (Belga). 124.102 Belges ont dû payer une amende pour avoir téléphoné au volant en 2010. 26% des Belges déclarent téléphoner tous les jours au volant sans kit mains libres. Et de toute façon, le mains libres n'est pas une bonne solution : Il n'y a pas que le fait de ne pas avoir les deux mains sur le volant. Il y a celui d'avoir l'attention portée sur sa conversation, et l'imagination sur son correspondant éloigné, ce qui est tout à fait différent d'une conversation à l'intérieur de la voiture.
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Dauphins Captifs : Deux Morts De Plus. Pétition.


Deux dauphins sont morts au dolphinarium de Connyland, à Lipperswil (Suisse germanophone). Leur mort est consécutive à une très longue rave party tenue près de leur bassin. Des militants d'organisation de défense des animaux avaient averti les propriétaires du parc d'attraction et les autorités locales que le niveau acoustique assourdissant allait représenter une torture insupportable et dangereuse pour ces animaux : l'ouïe des dauphins est particulièrement sensible. Les enquêteurs ont d'abord conclu que les décès étaient dûs au bruit.Maintenant, ils examinent une autre thèse, défendue par les propriétaires du parc : les deux animaux auraient absorbé des drogues que des fêtards auraient jetées dans leur bassin, ce qui prouve de toute façon qu'aucune précaution n'avait été prise pour protéger les mammifères marins. Quoi qu'il en soit, et selon une directrice du parc d'attraction elle-même, l'agonie des animaux a été longue et affreuse.
L'existence des dauphins gardés prisonniers pour s'exhiber dans des shows est pitoyable, malgré l'image riante que la publicité en donne. Connyland se présente comme un paradis pour les animaux comme pour les visiteurs, mais a très mauvaise réputation chez les défenseurs du bien-être animal. Huit dauphins y sont déjà morts sur les trois dernières années. En 2.000, deux petits y sont décédés à peine nés.
Vivre dans un bassin alors que l'on est fait pour l'immensité des océans, y répéter indéfiniment à heures fixes quelques comportements inculqués par le dressage, c'est une existence de torture. Voyez les quelques liens ci-dessous, et si vous le voulez bien signez la pétition pour la fermeture de Connyland, dernier delphinarium de Suisse - en attendant que d'autres de ces bagnes doivent à leur tour mettre fin à leur exploitation de la souffrance.
Pétition :
http://www.change.org/petitions/dolphins-die-after-rave-at-connyland
Sources :
http://www.connyland.ch/fr/delphine/lagune.html
http://www.dauphinlibre.be/walibi.htm
http://www.dauphinlibre.be/cony.htm
http://newsblaze.com/story/20111113064028zzzz.nb/topstory.html
http://news-science-news.blogspot.com/2011/11/marinebiologyinternational-connyland.html
http://www.dauphinlibre.be/boudewijn-seapark-bruges-musique-et-souffrance-des-dauphins.htm
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Mots-clef : dauphin, parc, delphinarium, défense des animaux, bien-être animal, connyland
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mardi 29 novembre 2011

Bernard Shaw, Ami de l'Humanité ?


Comment ne pas sympathiser, instinctivement, avec Bernard Shaw, le brillant et drôle auteur de "Pygmalion" ? D'autant que l'homme se réclamait du socialisme et du non-conformisme. Un non-conformisme qui l'a emmené, quel que soit le talent qui lui valut un prix Nobel de littérature en 1925, assez loin de tout ce qu'on peut appeler humanisme.
J'ai eu récemment le très relatif honneur de polémiquer, sur d'autres pages, avec Initiative Citoyenne, un de ces groupes qui vous expliquent avec insistance que vacciner un enfant est bien plus dangereux que la maladie contre laquelle on le vaccine. Nous reviendrons peut-être ailleurs sur le fond de la question, mais j'ai noté que Initiative Citoyenne cite une phrase de Bernard Shaw : "Si on mettait à jour tous les décès imputables aux vaccinations dans le monde, ces chiffres feraient frémir Hérode lui-même".

Un Prix Nobel de Littérature ne me paraît pas un certificat de compétence scientifique, d'autant que cette phrase à l'emporte-pièce date de 1944, ce qui n'en fait pas exactement un outil pour analyser la situation de la vaccination 67 ans plus tard. Il faudrait de plus avoir l'honnêteté de spécifier que Shaw n'était pas opposé spécifiquement à la vaccination, mais à toute la pratique médicale de son époque. Il estimait que toute la médecine devait devenir une entreprise gérée de A & Z par l'Etat. Toujours sur le plan scientifique, il soutenait les théories de l'agronome soviétique Lissenko, fondateur d'une « biologie de classe » qui fit d'immenses dégâts, aujourd'hui couverte de ridicule. Admirateur de Staline, il certifia que l'URSS était un pays prospère qui ne connaissait pas la famine. Il considérait les Juifs comme des parasites, "le véritable ennemi, l'envahisseur venu de l'Est" (Morning Post, 13.12.1925 ou 3.12.1925). Il leur conseilla de partir en Palestine "mijoter dans leur propre jus. S'ils restent ici, qu'ils cessent d'être des Juifs et deviennent des êtres humains" (Literary Digest, 12 Octobre 1932). Il était partisan d'un eugénisme radical : "Si des gens sont aptes à vivre, qu'ils vivent dans des conditions décentes et humaines. S'ils ne sont pas aptes à vivre, qu'on les tue de façon humaine et décente". (George Bernard Shaw, Prefaces (London: Constable and Co., 1934), p. 296). Il estimait que les personnes qui ne pouvaient pas produire autant qu'elles consommaient ne devaient pas avoir droit à la vie (écoutez-le sur http://saynsumthn.wordpress.com/2010/01/25/george-bernard-shaw-hitler-and-margaret-sanger/ ) et écrivit que la politique eugéniste devait aboutir à "un usage étendu de la chambre léthale. Il faudrait mettre fin à l'existence d'un grand nombre de gens, simplement parce que prendre soin d'eux serait une perte de temps pour les autres" (conférence devant la London’s Eugenics Education Society, citation The Daily Express, 4.3.1910). Shaw lança un appel aux chimistes "pour qu'ils découvrent un gaz humain, qui tuerait instantanément et de façon humaine" (The Listener, 7/2/1934). On a voulu présenter cette phrase comme un trait d'humour (ce que rien ne laisse entendre), mais le plaidoyer enthousiaste de Shaw pour l'utilisation massive d'une "lethal chamber" (chambre mortelle) dans la préface à "Major Barbara" (http://www.freefictionbooks.org/books/b/14297-bernard-shaws-preface-to-major-barbara-by-shaw?start=20) n'a rien d'humoristique, et les préfaces de Shaw n'étaient pas des pièces humoristiques mais des exposés sérieux de ses idées. Lorsque le Premier Ministre irlandais Eamon de Valera exprima, soulevant un scandale général, ses condoléances pour la mort de Hitler (ceci après la libération des camps !), Shaw lui exprima son soutien dans une lettre publiée par le Times le 18 mai 1945.
Initiative Citoyenne a de curieuses références.
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santé, littérature, antisémitisme
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dimanche 13 novembre 2011

"Silence, On Vaccine". A Quand Un Vaccin Contre l'Intox ?


A PROPOS DU FILM « SILENCE ON VACCINE ».
17/10/2009 puis 13/11/2011
Illustration Wikipedia Commons

J’avais rédigé ce texte en 2009, pour une personne qui m’avait signalé ce film. Les mouvements anti-vaccin en font évidemment grand cas. Vu que ces mouvements sont toujours aussi actifs, et font toujours autant de dégâts, vu de nouvelles polémiques, je mets ce texte en ligne, avec quelques ajouts.

Comme tous les documents de ce type, ce film s’est répandu comme une traînée de poudre, puisqu’une recherche sur son titre dans Google ramène environ 581.000 résultats. Il mérite donc une petite analyse.

La première phrase du film :
« Depuis une vingtaine d’années, un phénomène inquiétant semble se développer dans les pays occidentaux ».
Semble ? « Sembler : avoir une certaine apparence. Paraître ». Il se développe, oui ou non ?
.« Des enfants de plus en plus nombreux déclarent de graves troubles neurologiques dans les jours qui suivent une vaccination classique. » De plus en plus nombreux ? Quel était le nombre ? A quelle date ? Quel est-il maintenant ? On ne nous le dira jamais.
« Dans les jours ? » Alors que dans l’exemple qui suit, on peut conclure à un délai de l’ordre d’un an à un an et demi ?

Première séquence : vaccin RRO (la rougeole, la rubéole et les oreillons).
La mère signale que le garçon filmé présente depuis toujours des problèmes (« il avait donc un peu de retard dans son développement », « il ne parvenait pas à explorer son univers comme les autres enfants », il présentait des problèmes de motricité).
Après avoir reçu le vaccin, il devient subitement différent (une année de hurlements, dit-elle). Pourtant les parents ne semblent pas avoir demandé un diagnostic à ce moment là, la mère ne mentionne aucune demande envers un médecin.
Quand il a eu 2 ans ½, on a reçu un diagnostic d’autisme, dit la mère. A quel âge avait-il reçu le vaccin ? Je vois qu’on le pratique entre 9 et 12 mois avec rappel à 18 mois, ou à 12 mois et avant de commencer l’école (entre 4 ans et 6 ans). La mère ne parle pas d’un rappel. Comment se fait-il que ce diagnostic soit établi un an à plus d’un an et demi après le vaccin ? Si les symptômes ou en tout cas des anomalies étaient apparus immédiatement après le vaccin comme ils l’affirment, pourquoi les parents ne se sont-ils pas précipités pour demander un diagnostic ? Avant le vaccin, les parents ont-ils entretenu le médecin traitant des problèmes dé développement que connaissait déjà leur enfant ? Si oui, qu’a-t-il dit concernant une vaccination ?
Où est la moindre preuve de liaison entre le vaccin et l’autisme ? Le diagnostic a suivi le vaccin – apparemment de loin, et a suivi combien d’autres événements ? – Quelles ont été les recherches sur un lien de cause à effet ? Quelles recherches sur les problèmes dont l’enfant souffrait déjà avant le vaccin ? Rien. La mère déclare qu’elle « sait ». Point barre.
Ce vaccin est ultra-répandu. Je ne trouve pas de chiffre concernant les USA, mais en Grande-Bretagne, avant la controverse, 94% des enfants l’avaient reçu. Au Canada, son application est quasi générale. Donc, si 9,5 enfants sur 10 sont vaccinés, évidemment que quand un enfant est reconnu autiste, il y a 9,5 chances sur 10 qu’il ait été vacciné, cela ne prouve aucun rapport entre vaccin et autisme, tant qu’on ne cite pas des chiffres précis et probants montrant qu’il y a un taux supérieur d’autisme chez les enfants vaccinés que chez les très rares enfants non vaccinés. Il n’y a rien de semblable dans ce film. Celui-ci passe discrètement sur une question : pourquoi cette augmentation des diagnostics d’autisme depuis une vingtaine d’années, alors que le vaccin RRO est immensément répandu depuis le milieu des années 70, soit non 20 mais plus ou moins 35 ans ? La réponse que je trouve dans des documents médicaux est simplement que les critères de diagnostic de l’autisme ont changé, et qu’on porte ce diagnostic aujourd’hui dans des cas où on ne le portait pas jadis.
« Il y a 20 ans, ces enfants recevaient un diagnostic de retard mental ou de trouble du langage, par exemple. De nombreuses études récentes effectuées dans la plupart des États américains ont conclu que l’augmentation de l’autisme est associée à une décroissance équivalente des diagnostics dans la catégorie du retard mental. » Selon le Dr Fombonne, des changements dans les critères diagnostiques et une meilleure sensibilisation expliquent en grande partie l’augmentation du nombre d’enfants autistes. »
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=vaccination_mmr_thimerosal_do#P20_553

Je lis sur un forum cette remarque : « les enfants autistes le sont aussi depuis la naissance ! cela ne se remarque pas car on ne voit pas de troublement du comportement chez un bébé de 2mois ...il boit, il dort, ilpleure ...comme tout bébé.
le moment de la vie où l'on remarque un probleme comportemental est aux alentours de 15 mois...retard psychomoteur, retard du language......et cela correspond avec la dose de vaccin RRO ! alors les parents mettent cela sur le dos du vaccin..."il a fait son vaccin et depuis lors il n'évolue pas, il parle peu..." .
l'age du vaccin rro et l'age du début du diagnostic coincide malheureusement pour qu'il y ai des confusions idiotes ».
http://www.familles.com/v4/forums/forums-familiaux-la-sante-de-bebe-vaccin-rro-autisme-t238004.html .

Une étude, « …menée à Montréal auprès de 28 000 enfants par le Dr Fombonne, a montré qu'au moment où la vaccination RRO a décru au Québec, entre 1987 et 1998, la prévalence de l'autisme a quant à elle progressivement augmenté. (…)Inversement, au Japon, où la vaccination RRO a été interrompue au début des années 1990, le taux de vaccination RRO ayant chuté de 69,8 % en 1988 à 1,8 % en 1992, le nombre de cas d'autisme a continué d'augmenter, passant de 48 cas pour 10 000 enfants en 1988 à 117,2 pour 10 000 en 1996. »
http://www.ledevoir.com/2009/02/07/232179.html . Ceci démontre qu’il n’y a pas de lien entre vaccination et autisme. Pourquoi le film n’en parle-t-il pas ?

La pédiatre Julie A. Buckley qui intervient ensuite est tout aussi peu précise. « Quand on a des parents qui se plaignent et des scientifiques qui confirment que l’exposition au mercure cause des problèmes et que l’exposition à l’aluminium cause des problèmes, et que l’injection de trois virus actifs dans un système immunitaire endommagé cause des problèmes, pourquoi refuse-t-on de le régler, ce problème ? » . Combien de parents ? Quels scientifiques ? L’immense majorité des scientifiques dit le contraire.
« C’est ridicule de trouver autant d’enfants dans une même petite ville, tous avec la même histoire ». Combien ? La ville, Ponte Vedra, compte 35.000 habitants. Je vois 7 ou 8 enfants dans la piscine, mais rien ne nous dit combien sont autistes. On voit un gros plan sur deux qui semblent l’être. Aucun chiffre n’est mentionné. Pourquoi dit-elle « dans un système immunitaire endommagé » ? Sur l’augmentation du nombre de cas, voir plus haut.

Pour la mère et l’enfant suivants, idem qu’au début (j’ignore s’il est normal que l’on pratique 6 vaccinations le même jour).

La présidente du Centre National d’Information sur la Vaccination, Barbara Loe Fisher, demande ensuite : « Où est la preuve que la vaccination amène une meilleure santé publique ? ». C’est une phrase ahurissante. Cette dame s’indigne que l’on vaccine des nouveaux-nés contre l’hépatite B. L’hépatite B cause un à deux millions de décès par an. La vaccination du nouveau-né fournit une protection à 95%. De plus, un nouveau-né non vacciné risque de devenir un porteur du virus qui contaminera d’autres personnes.
(http://www.em-consulte.com/article/12170 , Gilbert Donders : MD, PhD
Els Caeyman : MD
Department of Obstetrics and Gynaecology, Gasthuisberg University Hospital, Herestraat 49, 3000 Leuven Belgique ).

Quels sont les risques encourus à cause de ce vaccin ?
« Les effets secondaires mineurs peuvent inclure :
• des rougeurs, de l’enflure ou de la douleur à
l’endroit de la piqûre;
• de la fatigue;
• une fièvre légère qui se traite avec de
l’acétaminophène (p. ex. Tylenol).
Les effets secondaires graves sont très rares, mais
pourraient inclure :
• des réactions allergiques;
• de fortes douleurs ou une enflure importante. »
( www.gov.mb.ca/health/publichealth/cdc/fs/hepbaby.fr.pdf )

Cela me paraît préférable à un décès, ou à provoquer le décès d’autrui. Cette dame pense le contraire. Elle s’indigne que l’on vaccine des enfants, alors que la petite enfance est la période la plus propice pour entraîner le corps à se défendre.

« Tous les vaccins suivants sont recommandés », dit-elle. Or, et on le lit partout, cela signifie qu’il est conseillé aux parents d’en parler avec le médecin qui suit l’enfant et de se décider en conséquence – mais le discours et la présentation dramatiques donneront à la plupart des spectateurs l’impression que ces vaccins sont obligatoires. Impression renforcée par la légende « Calendrier semblable en France et au Québec ».
J’aimerais savoir pourquoi, quand on parle du vaccin RRO, on ne mentionne jamais dans ce film qu’il sert à quelque chose, et pas un peu. La rougeole est une maladie très contagieuse et potentiellement grave. Une personne atteinte sur 300 en mourra. La rubéole, chez une femme enceinte, peut avoir des conséquences dramatiques sur le fœtus. Avant la vaccination, les oreillons étaient la cause la plus répandue de méningite virale et de stérilité. Lorsqu’une polémique a éclaté autour du vaccin RRO en Grande-Bretagne dans les années ’90, le pourcentage de vaccinations a baissé, et la rougeole est réapparue.


A propos de ce National Vaccination Information Center, c’est un groupe de parents, pas une organisation de médecins. Quant à leurs accusations, Wikipedia note « The issue has been examined by numerous scientific bodies, which have concluded that there is no evidence for the claimed link between vaccines and autism” (“la question a été examinee par de nombreux organisms scientifiques, qui ont conlu qu’il n’y a pas de prevue de ce pretend lien entre les vaccins et l’autisme).

Point suivant : la “gigantesque étude” menée par les chercheurs David et Mark Geier qui leur aurait permis d’établir « un lien clair entre la survenue de troubles neurologiques chez les enfants et la présence de mercure dans les vaccins sous la forme d’un conservateur nommé Thimérosal ». (25 microgrammes par dose de vaccin). L’un de ces chercheurs fait une déclaration ahurissante : il a pratiqué jadis des milliers d’injection d’un vaccin dont il ignorait qu’il contenait du Thimerosal et d’ailleurs il ne savait pas ce qu’est du Thimerosal ! Voilà un médecin qui injecte des milliers de fois un produit dont il ignore la composition ! Et qui ne sait pas ce qu’est un produit utilisé à l’époque dans la plupart des vaccins !

Questions :
- qu’est-ce qu’une « gigantesque » étude ? Qu’est-ce qu’un terme aussi vague nous apprend ? Quand et comment a-t-elle été menée ?
- Pourquoi le film ne nous dit-il pas que les conclusions des Geier Père et Fils ont été considérées par l’American Academy of Pediatrics comme comportant « de nombreux défauts conceptuels et scientifiques, des omissions de faits, des inexactitudes et des affirmations fausses » ? ("numerous conceptual and scientific flaws, omissions of fact, inaccuracies, and misstatements").
- Pourquoi ne nous dit-il pas que Mark Geier fait l’objet de plusieurs plaintes pour s’être présenté à plusieurs reprises comme expert neutre alors qu’il était conseiller d’un groupe militant contre la vaccination, et pour diverses autres atteintes à l’éthique médicale et scientifique ?
- Pourquoi ne nous dit-on pas que vu l’émotion provoquée chez les parents, de nombreuses autres études ont été menées sur un éventuel lien entre vaccination et autisme, et qu’aucune n’a jamais corroboré les résultats publiés par les Geier ?
- Pourquoi ne mentionne-t-on pas qu’après s’être rendu célèbres en affirmant que les vaccins provoquent l’autisme, et donc connus de tous les parents d’enfants autistes des Etats-Unis, les Geier ont breveté un médicament contre l’autisme, le Lupron ? Mark Geier l’a présenté comme « miracle drug ». Mais le laboratoire Abott Laboratories, qui avait d’abord participé à la commercialisation, a interrompu sa collaboration avec les Geier, expliquant ce choix par la non-existence de preuve scientifique à l’appui des thèses de ces chercheurs. Les Geier proposent une thérapie contre l’autisme qui coûte modestement 5.000 $ par mois. On trouve quelques précisions supplémentaires sur Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Geier .
- Pourquoi ne mentionne-t-on pas que l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que les vaccins comprenant du thimerosal « sont utilisés en toute sécurité dans le monde entier depuis 60 ans et qu’ils ont contribué à sauver la vie de millions d’enfants ». L’OMS a continué à soutenir l’utilisation du Thimerosal, « irremplaçable pour éviter la contamination des vaccins après ouverture de flacons multidoses. »

- Pourquoi le film ne pose-t-il pas la question : « Pourquoi le Thimerosal aurait-il brusquement provoqué de l’autisme, alors qu’il est utilisé sans problème depuis 1929 ? »

- Pourquoi ne nous dit-on pas que les progrès, entre autres, dans la confection des vaccins monodose ont rendu dans beaucoup de cas inutile le conservateur Thimérosal (destiné aux vaccins multidoses), sur lequel le film tartine inlassablement ?

- Pourquoi ne nous dit-on pas que cette chute massive dans l’utilisation du Thimerosal n’a amené aucun changement dans les chiffres de l’autisme, ce qui me semble réduire à zéro toute l’argumentation développée dans le film ?

Une étude d’un Dr. Wakefield avait également voulu établir un lien semblable, mais en s’appuyant sur une autre hypothèse. Elle a été suivie de plusieurs études démentant ses résultats. « Des études ont été effectuées au Danemark, au Royaume-Uni, en Finlande, en Suède, aux États-Unis, au Japon et au Canada. Elles sont toutes arrivées à la même conclusion : il n’y a pas de lien causal entre le vaccin RRO et l’augmentation des cas d’autisme ».

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=vaccination_mmr_thimerosal_do#P20_553

« De plus, l’hypothèse d’une persistance du virus de la rougeole chez les enfants autistes vaccinés a elle aussi été contredite par des études rigoureuses, explique le Dr Éric Fombonne, directeur du Département de psychiatrie à l'Hôpital de Montréal pour enfants. En 2004, 10 des coauteurs de l’étude menée par le Dr Wakefield ont publié une rétractation pour se dissocier de son interprétation des résultats », poursuit cet expert mondialement reconnu dans le domaine de l’autisme ».
« Le Dr Paul A. Offit est directeur du Département des maladies infectieuses à l’Hôpital pour enfants de Philadelphie. Selon lui, le débat autour de la vaccination et de l’autisme a permis à plusieurs personnes de s’enrichir, notamment celles qui proposent des traitements miraculeux, et souvent coûteux, aux parents désemparés devant cette maladie. Ce pédiatre a publié, en septembre 2008, Autism False Prophets – Bad Science, Risky Medicine and the Search for a Cure (Columbia University Press).
(…) Des médias aux avocats, en passant par les conflits d’intérêts de certains chercheurs, ce livre écorche bien des gens, notamment le Dr Wakefield. Une lecture presque obligée pour ceux qui s’intéressent à ce débat, quelles que soient leurs convictions. »

A propos de ce docteur Wakefield, l’une des stars du film, il a été jugé par le GMC (General Medical Counsil britannique) coupable de comportements malhonnêtes et irresponsables envers ses patients, notamment d’abus envers des enfants mentalement retardés. Le journal The Lancet a fait connaître ses regrets d'avoir publié une étude réalisée par ce médecin, parce qu'elle s'est avérée frauduleuse. De plus, il y avait conflit d'intérêt : Wakefield avait rédigé cet article alors qu'il se faisait payer pour témoigner dans un procès contre un fabricant de vaccins. Payer grassement : 435.643 £ ! Le business de l'anti-vaccin est une réalité. Voir http://briandeer.com/wakefield/legal-aid.htm ,
http://briandeer.com/wakefield/legal-experts.htm
http://briandeer.com/wakefield/dawbarns-news.htmet http://www.servicevie.com/sante/fievre-et-maladies-infectieuses/le-vaccin-rro-cause-l-autisme/a/176/2. Wakefield a intenté des actions en justice contre les journalistes qui avaient dévoilé ses irrégularités, il a dû les abandonner devant les preuves.
Le pédigrée complet de ce monsieur figure sur http://en.wikipedia.org/wiki/Andrew_Wakefield , appuyé sur plusieurs dizaines de documents.


Intervenant suivant : une pédiatre s’inquiétant de l’augmentation du nombre d’enfants souffrant de problèmes neurologiques. Quelle augmentation et due à quelle cause ? Pas un chiffre. Seul argument : « Demandez à n’importe quel instituteur, il vous dira que quelque chose a changé ». On n’est pas plus précis.

Séquence suivante : une séance présidée par le Président du Comité Gouvernemental de Réforme du Congrès des EU Dan Burton. Première remarque, celui-ci ne se conduit pas du tout comme un président de séance, mais comme un procureur. Le représentant de la FDA (Food and Drug Administration) déclare qu’on ne peut pas garantir pour chaque dose de vaccin contenant du Thimerosal qu’elle ne causera aucun tort (le président ne lui laisse pas placer la moindre explication). Le film présente cet élément comme un aveu de première importance. Cela me paraît absurde. Sur des dizaines de millions de doses injectées depuis 1929 (début de l’usage du Thimerosal), il se pourra toujours qu’il y en ait qui tombent sur un terrain particulier et causent du tort, ou qu’il y ait eu dans une livraison un problème, une défectuosité. On ne pourrait fabriquer aucun produit s’il fallait pour pouvoir le fabriquer garantir qu’il ne posera jamais aucun problème, mais un risque hypothétique n’est pas une raison pour ne pas produire un médicament qui sauvera des millions de vie ! Ce président, Dan Burton, fait ensuite une déclaration étonnante selon laquelle rien de ce qui peut être nocif ne doit être injecté dans le corps humain, à quelque dose que ce soit. Si l’on suit sa logique, on doit pratiquement supprimer la vaccination, puisqu’elle repose souvent sur l’injection de virus vivant – alors qu’il venait de reconnaître que la vaccination nous a donné une qualité de santé qu’aucune civilisation n’a connu - . Ce que le film ne nous dit pas, c’est que Dan Burton –pilier par ailleurs du mouvement contre l’interruption de grossesse et du mouvement pour le droit de posséder des armes - mène depuis longtemps une croisade à ce sujet, qu’il n’est donc absolument pas neutre (ce qu’on pouvait remarquer, pour le moins, à la façon dont il mène le débat), et que ses propos se sont heurtés à l’opposition du Center for Disease Control and Prevention, agence fédérale, et à celle de la Food and Drug Administration.

Question : pourquoi aucun, aucun des très nombreux arguments scientifiques allant à l’encontre des thèses du film ne sont-ils mentionnés ? Aucune étude, aucun spécialiste, aucun document ! Alors qu’il suffit de se baisser pour trouver mention d’études et d’articles scientifiques contredisant complètement les thèses avancées dans le film.

En voici deux parmi des dizaines :
http://www.soinsdenosenfants.cps.ca/immunisation/SecuriteVaccins.htm

http://www.cps.ca/Francais/enonces/ID/MIPCommentaire_Juin07.htm#VACCINS


On passe à un autre accusé, l’aluminium. Le malade dit simplement qu’il a reçu un vaccin fin 99 début 2000. « Fin de l’année 2000 je dormais mal et j’avais une sensibilité à la pression ». « Il y a eu ce fameux article sur la myophaciite à macrophages et le lien éventuel entre l’aluminium contenu dans les vaccins et le syndrome qu’on pouvait isoler ou retrouver par une biopsie». Interview du Pr. Gherardi, qui dit que les maladies neuro-musculaires sont rares mais très nombreuses (ce qui n’a rien à voir avec les effets des vaccins), et qu’il a trouvé des lésions contenant des traces d’aluminium demeurés dans un muscle longtemps après une injection.

Le Pr. Chérin explique qu’il y a probablement des personnes qui pour des raisons génétiques ou autres, sont prédisposées à ne pas éliminer suffisamment l’aluminium. Il s’agirait donc de cas exceptionnels, pas d’une conséquence fréquente de l’utilisation des adjuvants comportant de l’aluminium. Je lis ailleurs en effet que « Une étude du Dr Pelissier, sur 80 cas de MFM, montre que ' 56 % appartiennent à un groupe génétique particulier '. http://aluminiumetvaccins.e-monsite.com/rubrique,l-hydroxyde-d-aluminium,999144.html

J’ai trouvé des chiffres contradictoires, disant qu’en France, 130 ou 350 personnes souffrent de myophaciite à macrophages.
http://aluminiumetvaccins.e-monsite.com/rubrique,consequences-vaccins,1005300.html
L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé a publié depuis les résultats d’une autre étude, et s’est prononcée en 2004 à l’unanimité de son Conseil Scientifique, en reconnaissant qu’il y avait très probablement un lien entre l'administration de vaccins contenant un adjuvant aluminique et la réaction dite myophaciite à macrophages, mais que celle-ci n’est pas liée à un syndrome clinique spécifique – en d’autres termes, qu’il n’y a pas maladie. Il n’y a pas lieu pour lui de remettre en cause la balance bénéfice-risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique.
http://www.esculape.com/generale/myofasciite-macrophages-afssaps2004.pdf
Le Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins a ensuite conclu à son tour : « D’après les données les plus récentes, rien ne permet de conclure qu’il existe un risque sanitaire résultant de l’administration des vaccins aluminiques », et « Aucun argument solide, scientifique ou clinique, ne permet non plus de recommander un quelconque changement de la pratique vaccinale ». Je lis aussi que « L’avis donné par des experts indépendants au Ministère français de la Santé concernant les derniers résultats de l’étude concorde avec celui du GACVS » (Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins). Pourquoi aucun écho de ces études ne figure-t-il dans le film, qui ne les mentionne même pas ?
De plus, le film présente l’étude du Pr. Gherardi dans le cadre d’un plaidoyer général contre la vaccination, alors que ce n’est absolument pas le propos de l’auteur.


Nous passons au Québec, avec l’interview d’un spécialiste qui explique le rôle des cellules microgliales, ce qui est intéressant et n’a rien à voir avec une nocivité de vaccins. Je comprends mal le rapport avec la suite. Mais évidemment, interviewer un scientifique dans un laboratoire donnera l’impression que les thèses du film ont une caution sérieuse.

On nous montre une petite fille née avec une microcéphalie (périmètre crânien plus petit que norme). Avant la vaccination, dit le père, elle avait un développement qu’on trouvait « relativement normal ». Pourquoi relativement ? Son développement n’était donc pas entièrement normal, ce qui nous rappelle le premier cas exposé dans le film. La mère dit elle-même que les fabricants du vaccin recommandent la prudence quand il s’agit de vacciner des enfants à problèmes neurologiques confirmés ou même sous-jacents, parce que ces enfants risquent alors de présenter des problèmes neurologiques beaucoup plus importants. Elle dit elle-même que c’était le cas de sa fille. On n’avait probablement pas à vacciner sa fille, c’est sans doute tout à fait exact, alors pourquoi l’a-t-on fait ? Le médecin responsable a probablement commis une grave erreur. On commet aussi parfois de graves erreurs au cours d’opérations, ce n’est pas une raison pour mettre le principe des opérations en cause.

Revoilà Mme Loe, du Centre National d’Information sur la Vaccination (USA), elle fait toujours l’impasse sur la baisse de la mortalité après la généralisation des vaccins.

C’est ensuite le tour du vaccin contre l’hépatite B. L’interviewé, représentant du REVAHB (gens qui s’estiment victimes du vaccin contre l’hépatite B), montre un graphique selon lequel des polyarthrites se sont fort répandues à partir de 94-95, période où l’on a probablement prescrit ce vaccin beaucoup trop largement, en tout cas selon l’avis d’un médecin interviewé (sans contradicteur). Mais ce même graphique montre … que le nombre de malades atteints a continué à augmenter quand le nombre de vaccins contre l’hépatite B administrés a baissé drastiquement. L’interviewé déclare lui-même qu’il faudrait vérifier si les personnes atteintes ont été vaccinées, donc on ne sait même pas cela. Comment peut-on dire qu’il y a un rapport ? Combien d’autres données sanitaires ont-elles varié depuis 1994-95 ?

Retour au Québec pour entendre un avocat dire qu’on demande trop d’études scientifiques pour établir un lien entre vaccin et pathologie. Pourquoi n’entend-on une fois de plus pas d’avis différent ? Ensuite on lit, sur un fond de musique dramatique, que les parents de Lauralie n’ont pas été indemnisés parce que le tribunal spécialisé n’a pas reconnu, en 2007, de lien entre le vaccin et la pathologie. Pourquoi ? Pas un mot d’un représentant du tribunal, pas une ligne des attendus du jugement. C’est un procédé professionnellement inadmissible : on passe de longues minutes à rendre une thèse sympathique au spectateur, on ne donne même pas la parole à un représentant d’une autre thèse, et on utilise un procédé quasi subliminal pour dramatiser la défaite de la première thése.
Concernant les adjuvants, de façon plus générale, « En 1976, une vaste campagne de vaccination aux Etats-Unis a concerné 45 millions de personnes. Elle a été rapidement arrêtée suite à plus de 5 000 cas de malades du syndrome de Guillain-Barré. Le vaccin a été accusé d’en être responsable.
Pourtant, il ne possédait pas d’adjuvants. Finalement, selon une analyse a posteriori, il y avait presque le même nombre de malades chez les non vaccinés. Dans le vaccin contre la grippe A en France, les adjuvants utilisés ne sont pas des inconnus. Le premier adjuvant, le MF59 a été utilisé dans les vaccins grippaux saisonniers et administrés à 40 millions de personnes sans effet secondaire grave notoire et sans syndrome de Guillain-Barré. Le second adjuvant a été utilisé dans le traitement du cancer du col de l’utérus ».
http://fr.news.yahoo.com/72/20090928/thl-grippe-a-faut-il-avoir-peur-des-adju-0779602.html
Je passe sur les détails du reste, le retour du Dr Geier, un extrait d’une rubrique de CNN où un médecin répondait à Mme Loe, ce qu’on a coupé dans le film, Mme Loe qu’on retrouve ensuite encore, toujours sans contradicteur, affirmant qu’il ne doit pas y avoir de droit plus grand que l’autodétermination pour soi-même et ses enfants. Donc si des témoins de Jéhovah refusent à leur enfant exsangue une transfusion de sang, il faut laisser mourir l’enfant ?
Mme. Kreft-Jais Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé : intervention ne plaidant ni pour une thèse ni l’autre
Retour de Mme Loe, bien sûr sans contradicteur : elle affirme que les vaccins ont des effets négatifs sur beaucoup plus de gens que ce que la Régie de la Santé a jamais estimé. Chiffres ? Sources ? Preuves ? Rien. Pour elle, il est immoral de considérer que le bien commun pèse plus lourd que des accidents. Combien de personnes a-t-on le droit de sacrifier, demande-t-elle ? 500 ? Elle ne semble pas se soucier de ce que dans le cas inverse, on sacrifie des millions.
Retour du président de Commission du Congrès, toujours aussi partial. Il parle du lobbying (indéniable) des compagnies pharmaceutiques ce qui, entre parenthèses, est amusant pour quelqu’un qui s’est battu pour entre autres l’impunité juridique des fabricants d’armes, lobby particulièrement actif, contre toute attaque juridique concernant les dangers provoqués par leurs produits. http://www.ontheissues.org/IN/Dan_Burton_Gun_Control.htm
Seule attitude plus équilibrée, celle du Pr. Gherardi qui défend qu’il faut à la fois développer la vaccination et le développement des recherches sur les risques. Son propos est noyé dans un plaidoyer anti-vaccination, alors qu’on lit pourtant dans l’introduction à son article sur la question : « Une estimation précise des risques liés aux adjuvants des vaccins, et notamment à la persistance chronique de l'hydroxyde d'aluminium dans le système immunitaire, est requise afin de préserver la confiance dans l'approche vaccinale au sein de la population et les bénéfices inestimables que cette approche (NB : la vaccination) procure en termes de santé publique à l'échelon mondial. »
http://www.em-consulte.com/article/104539

On attend en vain une explication de la thèse exacte du film, qui cultive le flou sans jamais préciser son propos : s’agit-il de parler des polémiques autour du RRO, du Thimérosal et de l’aluminium uniquement, ou d’en tirer des conclusions qui dépassent ces cas ? L’auteur colle des polémiques partielles l’une à l’autre d’une façon dont la conclusion sera bien sûr pour le spectateur que « Les vaccins, c’est dangereux ». Le titre « Silence, on vaccine » est d’ailleurs éloquent. De même, la première phrase du film crée la confusion en parlant de troubles présentés « après une vaccination classique », sans plus de précision.
Lina B. Moreco, l’auteur du film, donne une idée de son sérieux sur son blog en écrivant « Il y a quelques mois, la grippe pandémique H1N1 nous était annoncée comme dévastatrice. La mort nous attendait tous et chacun. ». Ce que je me demande, c’est comment France 5 peut coproduire et présenter comme un documentaire répondant aux critères professionnels de recherche d’impartialité un film produit par quelqu’un dont la partialité est aussi totalement affichée que celle de cette personne.
Présentation unilatérale, inébranlablement favorable, de thèses à l’encontre desquelles existent de multiples arguments étayés par des études scientifiques ; absence totale de précisions ; présentation sans contradiction d’affirmations graves avancées sans ombre de preuve ; déformation et dissimulation de faits ; présentation comme autorités de personnes à l’évidence très douteuses (je ne parle pas ici des Drs. Gherardi et Chérin) ; manipulation de l’image et du son : j’aurais reçu d’un étudiant un travail semblable, non seulement je l’aurais busé, mais j’aurais nourri les plus grandes inquiétudes sur le tort qu’il allait occasionner s’il accédait à la profession. J’ignore quelles sont les qualifications de Mme. Moreco, mais du tort, ici, elle en occasionne, et grave.
Epinglons quelques réactions au Québec, d’où provient le film.
Le Devoir, principal quotidien francophone du Canada, passe en revue toutes les affirmations du film et leur fausseté (http://www.ledevoir.com/societe/sante/232179/silence-on-vaccine-la-vaccination-peut-elle-etre-dangereuse ). Une série de spécialistes, docteurs de l'hopital pour enfant Ste Justine à Montréal, écrivent : "D’un point de vue médical, le film propose une vision mensongère et dangereuse de la vaccination. Ce documentaire malhonnête, clairement antivaccinal, ne repose sur aucune réalité scientifique (...) Il faut rejeter collectivement la sempiternelle théorie du complot regroupant tous les acteurs des systèmes académique, scientifique et économique.
Cessons de semer la peur et la confusion quant à la vaccination de nos enfants. Et nous limiterons ainsi le nombre de victimes." (http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2011/07/06/retour-force-rougeole-quebec ).
Commentaire du docteur Horacio Arruda, directeur de la Protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec : « Ce qui est dit dans ce film-là, ce sont des hypothèses soulevées depuis plus de dix ans et depuis, il y a plus d'une vingtaine d'études épidémiologiques avec beaucoup de patients dans plusieurs pays qui ont complètement éliminé ces hypothèses » (source Radio-Canada).
Ajoutons les questions que l’on peut se poser à propos de France 5, chaîne que son cahier des charges consacre «à la diffusion et au partage des connaissances », qui a coproduit le film, et l’a déjà diffusé trois fois, sans aucune contradiction. Les 79 (en ce moment) commentaires sur la page du film montrent l’impact du film sur des personnes pour lesquelles il n’y a pas de doute, le vaccin est un meurtrier.
Tom Goldschmidt
38 ans journaliste à la RTBF.
Professeur à l’IHECS.
Aujourd’hui pré-retraité.
PS : Connaissant la fabuleuse capacité des mouvements conspirationnistes et autres à inonder les commentaires des publications qui leur déplaisent, je désactive, à titre exceptionnel, les commentaires pour cette publication. Les thèses des mouvements anti-vaccins s'étalent à coups de copier-coller sur de nombreux sites, il n'est pas difficile de les trouver.

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lundi 18 juillet 2011

Libye : la guerre n'empêche pas le massacre.

Il y a peu, le journal du PCF "L'Humanité" a publié une interview de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières. Son opinion vient s'ajouter à celles qui rendent de plus en plus douteuses les raisons avancées pour justifier l'intervention de l'OTAN en Libye. Malheureusement, pour une raison apparemment technique, cette page est pour le moment indisponible. Je me permets donc de reproduire l'article ci-dessus.

Après quatre mois d'intervention militaire en Libye, la France s'enlise dans le conflit. Pour Rony Brauman, professeur associé à Sciences-Po, ancien président de Médecins sans frontières, il faut parvenir à négocier.

Quels sont les enjeux de ce débat à l’Assemblée nationale ?

Rony Brauman. L’enjeu principal est de savoir où arrêter l’intervention. La première possibilité est d’aller jusqu’à Tripoli, jusqu’à la chute de Kadhafi, et d’amorcer son remplacement par la rébellion sous bouclier de l’Otan. L’alternative est d’inciter les pays de l’Otan à pousser leurs alliés à négocier, avec leur sécurité garantie par l’intervention. Ce serait un compromis à la poussée militaire qui vise un changement de régime, dont on nous dit qu’il est le but de la guerre.

Vous étiez contre cette intervention dès le début. Y avait-il une alternative à la guerre ?

Rony Brauman. L’alternative à la gesticulation, c’était l’ensemble des mesures comme le gel des avoirs, les pressions diplomatiques, l’influence des interventions non militaires auprès des alliés de la Libye. Mais il ne s’agit pas de croire qu’il y avait une bonne solution et une mauvaise, une permettant de sauver des civils et l’autre autorisant des massacres. On parle actuellement, et ce sont les chiffres de l’Otan, de 10 000  à 12 000 morts. Comment appeler cela ? La guerre n’a pas empêché le massacre. La morale ne peut être revendiquée ni par les interventionnistes ni par ceux qui s’y opposent.

Mais il y avait la situation d’urgence de Benghazi et ses populations civiles menacées…

Rony Brauman. Patrick Haimzadeh, un arabisant ancien diplomate en Libye, dit des choses intéressantes à ce sujet : on ne peut pas savoir ce qui se serait passé, mais l’imminence du péril n’est pas démontrée. Cela rappelle la guerre du Golfe et les canons qui pouvaient être montés en 45 minutes. Je suis sceptique par rapport à ce danger de massacre de Benghazi, mais je reconnais que ce scepticisme n’est pas non plus démontrable.

La partition de la Libye est-elle crédible ?

Rony Brauman. Ce ne serait pas une bonne chose, mais c’est très probable. Il ne semble pas que la rébellion en provenance de Cyrénaïque se soit propagée à d’autres endroits. Mais les exemples historiques nous montrent qu’une partition sur le long terme n’est pas une solution.

Y aurait-il une nécessité d’action occidentale après la chute de Kadhafi ?

Rony Brauman. Même les dirigeants militaires ne le savent pas. À ce jour, personne ne sait à quoi ressemblera un après-Kadhafi. Le Conseil national de transition travaille à une force politique, mais elle sera probablement composée aussi de transfuges kadhafistes pour assurer une continuité. On attend la mise en place d’un gouvernement rebelle pour y voir plus clair, mais c’est très difficile. Je ne peux que laisser des points de suspension.

Entretien réalisé par Julien Sartre
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dimanche 17 juillet 2011

Prévert : étranges étrangers (vidéo).


Je découvre cette vidéo grâce à un article, dans Mediapart, un article consacré à défendre Eva Joly, la dirigeante écologiste qui a osé déclarer que le défilé militaire du 14 juillet pourrait être remplacé par une commémoration plus civile, plus citoyenne, quitte à ce qu'on reporte le défilé militaire à une date plus idoine. Cette petite sortie lui a valu une volée de bois vert, de la droite aux rangs socialistes. Du côté gouvernemental, on a eu l'immense élégance de souligner que madame Joly était d'origine étrangère (à quoi la Verte, d'origine scandinave, a répondu non sans humour "qu'elle ne débarquait pas de son drakkar"). Du "Comment peut-on être Persan ?" aux propos de monsieur Fillon, décidément être étranger est une étrangeté, et courir derrière le FN fait perdre la mémoire des mille et une migrations et immigrations qui fondent une nation.



Jacques PRÉVERT " Étranges étrangers " par Petite-Drolesse

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samedi 16 juillet 2011

La baleine qui dit merci ! (vidéo)


Le jour de la St Valentin (2011) sur la mer de Cortez (Mexique), Michael, accompagné de sa famille et d'amis était sur un petit bateau à observer des baleines quand ils ont vu une baleine à bosse prise au piège dans un filet de pêche. Ils pensaient qu'elle était morte jusqu'à ce qu'ils l'entendent respirer. Ce fut le début d'une tentative de sauvetage qui semblait bien mal partie. Fébriles et patients à la fois, les membres du petit équipage sont parvenus à leurs fins, mais pas sans mal. Il est vrai que la récompense a été à la hauteur de leurs efforts...

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vendredi 24 juin 2011

Loïc Sécher acquitté après sept ans de prison !


Viols et agressions sexuelles multiples sur une mineure : seize ans de réclusion criminelle. Le verdict est tombé deux fois sur Loïc Sécher : à Nantes en 2003, en appel à Rennes en 2004. Loïc Sécher : un ouvrier agricole de 40 ans qui a perdu son travail, pas bavard, alcoolique, célibataire, homosexuel mal dans sa sexualité. Les accusations que lance en 2000 une ado de 14 ans font mouche malgré leurs incohérences, malgré les troubles du comportement de la jeune fille, malgré que la défense n'ait pas obtenu une confrontation entre l'accusatrice et l'accusé. Loïc Sécher est écroué, puis le juge d'instruction, sans doute pas très convaincu, le remet en liberté en attendant les assises. Mais devant les jurés, c'est la catastrophe.

Suite de l'article :

Il n'y a aucune preuve valable, pas d'ADN, mais la confrontation de deux personnalités, celle d'un homme qui ne plaît pas et celle d'une adolescente qui semble une victime d'autant plus crédible, aux yeux des jurés, qu'elle se contredit, puis se tait, bref affiche un comportement de déboussolée, dont on conclut qu'elle est perturbée par des sévices subis, donc qu'elle dit la vérité. Sécher se retrouve en prison, avec la réputation d'un violeur de gamine, qui lui vaudra d'être tabassé plusieurs fois par des codétenus. En 2005, fin du dernier espoir, c'est l'échec en Cassation. Après des années d'enfer (sept ans de prison), le salut viendra de ce qu'Emilie, en grandissant, a retrouvé une conscience, elle n'en dort plus, et en 2008 elle finit par lâcher : "J'ai menti". Tout, elle a tout inventé, cette enfant malade, et tout, on a tout cru, au prix d'une enquête bâclée, d'une expertise selon laquelle l'accusatrice ne présentait ... aucune tendance à l'affabulation.

Acquitté !

En 2010, la Cour de révision ordonne un nouveau procès et la libération de Loïc Sécher, qui vient d'être acquitté. Il aura fallu onze ans. Le défenseur de l'ex-ouvrier agricole a qualifié cette affaire de "fiasco dû à la dictature de l'émotion".
Faut-il rappeler l'acquittement général qui a suivi (trop tard) les condamnations du procès d'Outreau, procès pour pédophilie basé sur des mensonges, désastre judiciaire ? Ou que Marc Machin a été condamné à 18 ans de prison pour un meurtre dont le véritable coupable s'est livré à la justice sept ans après les faits ? Et qu'en France, sur sept condamnés en matière criminelle qui ont obtenu une révision de leur procès depuis 1945, six ont été acquittés ? Et qu'aux USA, le gouverneur de l'Illinois Ryan a commué 167 peines capitales, vu le nombre d'erreurs avérées dans les jugements. Une enquête avait entre autres montré que les jurys étaient trois fois plus susceptibles de prononcer une condamnation à mort lorsque la victime était blanche.

Le jury : quel bilan ?

Ce qui nous amène à parler du jury, soi-disant concession à la démocratie, au cadre différent en Belgique (où il doit motiver), et en France (où il doit simplement dire son intime conviction, et où il y a un appel en Assises, contrairement à la situation belge). On dit souvent que les jurés prennent leur rôle très au sérieux, mais laisserait-on opérer un non-chirurgien simplement parce qu'il va prendre son rôle très au sérieux ? Ce rôle demande une familiarité avec la chose du Droit et de l'équité (et de la procédure : cinq jurés du procès Clottemans ont parlé une vingtaine de minutes avec les enfants de la victime sur la terrasse d’un café à Tongres. Un sixième juré est resté assis avec eux une heure. Cela leur était interdit). "rendre une décision de justice impose un raisonnement rigoureux que seules des personnes formées à cet effet peuvent effectuer ; cet impératif est d’autant plus présent que les décisions de la cour d’assises ne sont pas soumises à une procédure d’appel.(...) ... cette procédure d’assises relative à l’affaire Habran constitue un puissant argument militant pour la suppression pure et simple de l’institution de la cour d’assises au profit d’un véritable tribunal criminel.") http://www.justice-en-ligne.be/spip.php?article215 . Mais dans l'autre sens, messieurs Sarkozy et Hortefeux veulent introduire le jury en correctionnelle....


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dimanche 29 mai 2011

Blues Medley Live (Vidéo)


Vous voilà invités à un showcase ! Pas de champagne, pas d'amuse-gueule, mais par contre cela n'écornera pas votre budget temps. Indéniablement, il s'agit d'un de mes groupes favoris : mon groupe de blues, Blue Heat, filmé à trois caméras lors de son deuxième concert, au Centre Culturel Armillaire de Jette (Bruxelles), le 23 mars dernier. Sur une base blues, un tour d'horizon pas puriste.



Aux manettes : Tom Goldschmidt : voix, harmonica. Marty Townsend : guitares. Bernard Wrincq : claviers, guitare. Barry Mac Neese : basse. Jean-Pierre "Bull" Ghaye : batterie.
Mais ... comme la vidéo est d'un peu trop grande taille pour être correctement reproduite ici, je préfère vous envoyer la déguster sur Youtube, sur http://www.youtube.com/watch?v=NDsLcwstQCE
Enjoy !
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"Comprendre le réveil arabe" (Monde Diplomatique)


Je ne vais pas me gêner, ce qui suit est carrément une page de pub. Non payée évidemment. Le cahier juin - juillet "Manière de voir" du Monde Diplomatique consacré aux événements qui secouent actuellement le monde arabe est passionnant, varié, plein de données inattendues, un vrai vaccin contre les idées toutes faites. Analyses par pays ou globales, articles tout récents, ou même inédits, et anciens restés d'actualité, politique, économie, histoire, rapports internationaux, culture, linguistique, de quoi, pour chacun, trouver son bonheur.
Sur ce, pour une présentation plus détaillée, je passe la main au site du Monde Diplo.


117 / Juin-juillet 2011

Numéro coordonné par Alain Gresh

Les chemins de la liberté
Alain Gresh
I. Le temps du soulèvement

Comme une traînée de poudre, les révoltes arabes se sont propagées de la Tunisie à l’Egypte puis à l’ensemble du monde arabe. Aucun pays n’a été épargné et, malgré les difficultés, une période sombre de l’histoire de la région s’achève. Ce n’est pas seulement la vie des peuples de cette zone qui sera affectée, mais aussi celle des voisins, et en premier lieu l’Europe. Toute la géopolitique de la région est à revoir. Si les armées gardent un rôle important, il faut également compter avec les mouvements sociaux et populaires qui, de l’Egypte à l’Algérie en passant par la Tunisie, ont préparé le terrain aux actuels bouleversements.

Tout le monde a souligné la place qu’ont occupée dans les mobilisations les réseaux sociaux. Pourtant, les révolutions arabes possèdent nombre de traits qui ont marqué les révolutions du passé, en France ou en Russie. Elles expriment aussi une volonté de tourner la page du partage colonial qui, au siècle passé, a profondément traumatisé les peuples.

Ce que change le réveil arabe
Alain Gresh

L’impossible arrive
Serge Halimi

L’OTAN dans l’engrenage libyen
Philippe Leymarie

Les armées, le peuple et les autocrates
Salam Kawakibi et Bassma Kodmani

Jacqueries et réseaux de résistance en Algérie
Kader Abderrahim

Racines ouvrières de la révolte égyptienne
Raphaël Kempf

Brûlantes cicatrices du partage colonial
Jacques Thobie

De quelques caractéristiques des révolutions
Tarik Tazdaït et Naceur Chaabane

Internet sème la parole démocratique
Marie Bénilde
II. Un si long hiver

Plus que la défaite de 1948, celle de la guerre de juin 1967 a profondément traumatisé une génération qui avait tout misé sur le nationalisme arabe et le développement autonome accéléré. Partout se sont enracinés des régimes autocratiques dont l’impéritie a fait regretter les dirigeants qui, comme Habib Bourguiba ou Gamal Abdel Nasser, avaient su incarner une certaine idée de l’indépendance. Tandis que l’argent du pétrole était gaspillé ou sous-utilisé, comme en Algérie, les populations vacillaient entre les nouvelles normes religieuses et des pouvoirs autoritaires. Et, tout en fermant la porte aux mouvements islamistes modérés, les pouvoirs s’appuyaient sur les groupes salafistes les plus radicaux, socialement conservateurs mais politiquement soumis. Dans ce contexte, nombre d’intellectuels attachés aux réformes démocratiques ont cherché protection auprès de l’Etat contre les oulémas. En échange, ils ont consenti à soutenir leurs dirigeants. A leurs yeux, un gouvernement même très autoritaire constitue un mal moindre que l’islamisme.

Une génération ébranlée par la défaite
B. K.

Bataille pour l’hégémonie culturelle
Hicham Ben Abdallah El Alaoui

Deuil subversif en Tunisie
Kamel Labidi

La Méditerranée, une frontière à effacer
Georges Corm

En Algérie, où va l’argent ?
Jean-Pierre Séréni

Les pays arabes et l’Occident : deux mondes liés
Maxime Rodinson

Salafistes contre Frères musulmans
François Burgat

III. Résistances culturelles

Malgré le long hiver qui a marqué les sociétés arabes durant près d’un demi-siècle, sous l’autoritarisme et la censure se sont développées des formes de production culturelle qui ont sapé les pouvoirs en place et constitué autant de résistances : des conteurs de la place Jemaa-el-Fna (Marrakech) aux clowns du cirque d’Etat égyptien, en passant par des feuilletons télévisés saoudiens inventifs, critiques des travers du pouvoir comme de la société.

Au fil des ans a aussi émergé une nouvelle génération d’artistes : elle a imposé un vocabulaire esthétique métissé, hybride, qui, à l’image de bien d’autres formes artistiques contemporaines, emprunte à toutes les cultures du monde, sans nécessairement perdre son identité arabe. Mais c’est surtout la création de la télévision satellitaire Al-Jazira, en 1996, qui a bouleversé les termes du débat public et réveillé une immense soif de liberté.

La langue arabe, la Rolls et la Volkswagen
Edward W. Said

Jemaa-el-Fna, patrimoine oral de l’humanité
Juan Goytisolo

Le feuilleton qui bouscule la société saoudienne
Pascal Ménoret

L’art contemporain, de la tutelle étatique au marché
Yves Gonzalez-Quijano

Mon expérience du cinéma
Salah Abou Seif

Mister President’s Circus
Mona Abouissa

Cette télévision qui dérange
David Hirst
Réalisation

Maria Ierardi
Iconographie

Ce numéro est accompagné de photographies de Denis Dailleux, de l’agence VU.
Impuissante Ligue arabe

Alain Gresh et Olivier Pironet

Abdallah Akar, peintre-calligraphe, a réalisé l’habillage des encadrés présentant les pays de la Ligue des Etats arabes.

Algérie - Arabie saoudite - Bahreïn - Comores - Djibouti - Egypte - Emirats arabes unis - Irak - Jordanie - Koweït - Liban - Libye - Maroc - Mauritanie - Oman - Palestine - Qatar - Somalie - Soudan - Syrie - Tunisie - Yémen
Cartographie

Philippe Rekacewicz (réalisation Agnès Stienne)

Un monde inégalitaire en transformation

La longue lutte contre le colonialisme

De la Mauritanie au Pakistan, l’arc des crises

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ETTA JAMES, KEITH RICHARDS ROBERT CRAY-Hoochie Coochie Gal - Vidéo


Etta James transforme le ravageur "Hoochie Coochie Man" de Muddy Waters en ravageur "Hoochie Coochie Girl". Line up : Keith "Keef" Richards (himself !), Robert Cray, au piano l'âme damnée de Chuck Berry, Johnnie Johnson... et Chuck Berry qui ne fait rien, sauf tenter de tirer la couverture à lui. C'est à Johnson qu'est dédiée la chanson immortelle "Johnny Be Good", une allusion au comportement désastreux de Johnson quand il avait bu, ce qui était fréquent. Berry ayant décrété lors d'une tournée qu'on ne pouvait pas boire à l'intérieur des voitures, on dit que Johnson contourna l'interdiction en passant la tête par la fenêtre. Les deux hommes, dont la collaboration donna naissance à bien des classiques du rock, devaient se déchirer dans un procès pour droits d'auteur.


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DSK : Lettre ouverte à une amie


J'aime beaucoup B. Elle est généreuse, soupe au lait, progressiste et sensible. Ce sont ces qualités, je le sais, qui l'ont amenée à laisser sur mon répondeur un long message dans lequel elle exprimait sa très sincère, sympathique et altruiste compassion pour le président du FMI, homme montré menotté, médiatiquement lynché, et emprisonné. J'aime sa sensibilité, mais en l'occurrence pas ses conclusions. Je lui ai répondu par une longue bafouille qui vient s'ajouter à la montagne de texte engendrée par l'affaire. Il est vrai qu'on peut difficilement imaginer confrontation mettant mieux en scène des archétypes : d'un côté la puissance (avec ou sans jeu de mots), le pouvoir, l'animalité (présumée), d'autre part un personnage qui nous rappellera immédiatement d'autres archétypales que sont Cosette ou, dans un univers plus féérique qu'un Sofitel, Cendrillon.


Suite de l'article

"Dear B.,

Petit souper avec plaisir, mais pas tout de suite, mon agenda explose et je prends du retard pour à peu près tout, y compris des choses urgentes et importantes. Quand pars-tu en vacances ?

Ton couplet admiratif sur DSK, homme si intelligent dont le seul tort aurait été d'être séducteur, m'a laissé un peu pantois... De la part des pontes d'un certain monde parisien, rien d'étonnant, mais toi ? Aimais-tu tant être au chômage ? Car tu travailles, avec une juste fierté, dans un service social, et l'intelligence dont tu parles a servi à imposer à divers pays une politique d'austérité, et donc à faire reculer ce genre de services, à tailler dans les budgets sociaux, à s'en prendre à l'indexation des salaires, aux pensions, aux services publics... Est-ce vraiment, d'ailleurs, de l'intelligence, que d'être doué pour appliquer ce genre de politique, qui a fait dire à Mélenchon que DSK affamait la moitié de l'Europe ? On a vu DSK menottes aux poignets. Pourquoi est-ce si scandaleux alors que c'est la norme aux USA ? DSK ne pouvait l'ignorer, ou alors il ne lit pas les journaux états-uniens, alors que le siège du FMI est aux Etats-Unis. On a découvert que le pénitencier où il a passé quelques jours était un enfer. Oui, il n'y a passé que quelques jours, à l'abri dans une cellule individuelle. Où ai-je lu des témoignages d'un peu de compassion pour ceux qui y passent une longue tranche de leur vie, dans la promiscuité, le racket, la violence ? Aujourd'hui DSK a retrouvé un cadre qui lui est plus habituel, un appartement loué 50.000 dollars par mois, après avoir versé une caution d'un million de dollars.
Séducteur, DSK ? Un séducteur veut plaire. Ne serait-ce que par narcissisme, il ne conçoit la relation que comme un rapport dans lequel il est désiré. DSK semble ne pas s'embarasser de ce genre de subtilité, il a été qualifié de chimpanzé en rut par Tristane Banon, qui l'accuse d'avoir tenté de la violer. Une journaliste a témoigné de chantage et de harcèlement : une interview si vous passez le week-end avec moi. Le jour où DSK vient dans les studios de Radio-France, l'humoriste Stéphane Guillon base sa chronique sur l'idée "DSK vient, la direction a ordonné à toutes les femmes de porter des tenues couvrantes et pas sexy, pour éviter les incidents", ce qui donne une idée de la réputation que s'est gagnée le patron du FMI. En 2007 déjà, Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, écrit sur son blog : "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes." Sa collaboratrice Piroska Nagy affirme qu'elle a eu une liaison avec lui parce qu'elle avait dû céder aux pressions. Une entremetteuse se plaint qu'il se soit montré, envers une call-girl, extrêmement brutal, et déclare - commentaire amusant - "A 1000 $ l'heure, nous attendons de nos clients qu'ils se comportent comme des gentlemen, pas comme des bêtes". Dans son livre "DSK, secrets d'un présidentiable", publié sous le pseudonyme Cassandre, une ancienne collaboratrice de DSK affirmait que celui-ci avait à son actif plusieurs agressions sexuelles présumées dont une employée de maison mexicaine lors d'une visite de travail au Mexique. La députée PS Aurélie Filippetti a déclaré qu'après les avances extrêmement lourdes de DSK, elle s'était toujours arrangée pour ne pas être seule avec lui dans un endroit fermé.

Loi du silence, présomption d'innocence.

Cela fait beaucoup beaucoup pour un "séducteur" qui ne paraît pas l'être, et a visiblement bénéficié d'une loi du silence. Cette loi est tout imprégnée d'un machisme qui transparaît hélas, par exemple, dans une bouche généralement mieux inspirée, celle de Jean-François Kahn, qui a dû s'excuser après avoir déclaré qu'il n'y avait certainement pas eu viol, mais simplement "troussage de domestique". Sans oublier Jack Lang estimant qu'il "n'y a pas eu mort d'homme".
Tout cela ne signifie pas que DSK est coupable. Ni qu'il est innocent, sauf qu'il doit bénéficier de la présomption d'innocence. Les lyncheurs m'énervent autant que les innocenteurs. Et la suite de DSK au Sofitel devait être immense, vu le nombre de personnes qui y étaient certainement cachées puisqu'elles SAVENT ce qui s'est passé, sans aucun besoin d'une enquête. Tout est possible, même le complot. Hautement, hautement invraisemblable. Mais qu'un président des Etats-Unis envoie de faux plombiers placer des micros pour espionner une réunion du parti démocrate, c'était tout à fait invraisemblable, et pourtant Nixon a bien dû démissionner après le scandale du Watergate. Et nous aurions crié au fou si quelqu'un nous avait dit le 10 septembre 2001 qu'un groupe terroriste allait envoyer deux avions pleins d'innocents dans deux tours pleines d'innocents et brûler 3.000 victimes.

Conclusion provisoire :

J'aime assez cette "leçon" tirée par un article du "Monde" : "Soudain, les langues se délient. Journalistes et collaboratrices des hommes politiques racontent la "séduction" masculine au quotidien, et surtout ses dérives. Sans tomber dans le puritanisme, il existe un remède à ces dérives : la parité hommes-femmes.

Dans les métiers qui se sont féminisés, dans la presse, dans le milieu hospitalier, des comportements communément admis il y a trente ans, ceux de rédacteurs en chef à l'égard de jeunes recrues féminines, ceux de médecins à l'égard des infirmières, sont de moins en moins tolérés. Les hommes, tout simplement, osent moins lorsque les femmes sont plus nombreuses et - c'est crucial - au même niveau d'autorité qu'eux
."
Je t'embrasse.
Ton vieux séducteur ;-) de
Tom.
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samedi 28 mai 2011

Handicap Mental des Enfants : Un Projet Europe - Afrique.


Le texte ci-dessous concerne un échange, entre l’Europe et l’Afrique, où les acteurs principaux sont les familles concernées par le handicap mental d'enfants. Echange culturel, mais aussi sanitaire et pédagogique. Je ne suis absolument pas compétent pour juger de la validité du projet, mais je puis me porter garant de l'honnêteté, de la sincèrité et du désintéressement de la personne qui me transmet ce dossier. C'est donc à elle qu'il convient d'adresser vos éventuels encouragements, dons, remarques, critiques. Je suis sensibilisé à la question par entre autres le fait qu'on m'a parlé voici peu des "enfants sorciers", qu'on considère parfois en Afrique comme malfaisants, alors qu'ils sont simplement différents, et qui se retrouvent rejetés de façon tragique. Voilà, je me contente maintenant de reproduire le dossier qui m'a été transmis.


Et si tous les enfants avaient leur chance ?
PROJET HANDICAP

(Retard mental et épilepsie)


EUROPE – AFRIQUE

TABLE DES MATIERES



TABLE DES MATIERES P. 2

INTRODUCTION P. 4


I. L’EUROPE

1. Parcours de Céleste P. 5

2. Apprentissages avec d’autres enfants. P. 6

3. Messages P. 6

4. Objectifs P. 6

5. Support P. 6

6. Conclusion P. 7


II. L’AFRIQUE

1. Présentation de la situation de l’handicap en Afrique. P. 8

2. Atelier pour les parents à travers le théâtre action. P. 8

- Messages
- Objectifs
- Supports

3. Construction d’une nouvelle identité pour les enfants. P. 9

- Message
- Objectif
- Supports

4. Travail scolaire sur base de la méthode Montessori. P. 10

- Message
- Objectifs
- Supports

III. ORGANISATION DU PROJET

1. Détails des 3 périodes P. 12

2. Projets futurs P. 13


IV. FINANCEMENT P.14

1. Dons

2. Parrainage


V. CONTACT P. 15


VI. LEXIQUE

1. L’association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG) P. 16
2. Méthode Montessori P. 17
3. Théâtre – Action P. 18
4. La Communauté Française P. 19

INTRODUCTION

L’idée du projet « Handicap Europe – Afrique », m’est venue en voyant les progrès inespérés de ma fille Céleste, depuis qu’elle est déscolarisée. Aujourd’hui, âgée de 13 ans et demi, elle suit un enseignement officiel de l’école primaire. Quelque chose qui était tout à fait inimaginable, il y a moins de 4 ans !

Une méthode adaptée, basée sur la manipulation a également fait ses preuves sur d’autres enfants en difficultés.
Envie d’apprendre et regain de confiance permettent à ces enfants, dont Céleste, à avoir d’autres horizons, que ceux imposés par certains professionnels.

Notre expérience nous donne des ailes, et nous avons envie de la partager avec d’autres familles, qui se trouvent dans la même situation que nous avions connue il y a quelques années à peine. Pour les professionnels qui seraient touchés par notre expérience, nous sommes également à leur disposition s’ils le désirent.

Mon ami, A. Sow, médecin en Guinée et fondateur de l’association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG), a suivi l’évolution de Céleste sur ces quatre dernières années. Intéressé par ma façon de travailler avec les enfants, il m’a suggéré de mettre sur pied un projet pour les familles de son pays, touchées également par le handicap.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour imaginer un échange culturel, entre l’Europe et l’Afrique, où les acteurs principaux sont les familles concernées par l’handicap. Deux continents différents, deux cultures et deux façons de voir les choses, ce qui n’empêche pas que les souffrances restent les mêmes. Qu’on soit parent africain ou européen, nous sommes démunis de la même façon face à un diagnostic tel que le handicap.

Mais ce projet reflète du positif, car tout enfant a une curiosité naturelle, il suffit de lui présenter les bons supports, lui faire confiance et lui donner un plein amour, bases primordiales pour n’importe quel enfant, mais particulièrement pour nos enfants extraordinaires !

Je ne prétends pas que tous les enfants souffrant d’handicap, dont ma fille, feront l’université, mais la richesse qu’on peut leur apporter, et qu’ils nous apportent, aussi bien sur le plan cognitif, qu’affectif, leur permettent de dévoiler leurs capacités, bien trop réduites par certains professionnels !

Projet de rencontres et d’échanges, une expérience pour chacun d’entre nous. Qu’on soit enfant, parent, thérapeute, médecin, enseignant, européen ou africain, il est important de tenir tous, le même langage, celui de croire en nos enfants ! Ce n’est que dans ces conditions, qu’ils croiront en leurs propres capacités et de ce fait, auront plus de chances de croire en eux, ce qui leur permettra d’augmenter leurs performances pour s’offrir de meilleurs horizons.
Céleste et Ariane

I. L’EUROPE

1. PARCOURS DE CELESTE

En 2007, Céleste faisait encore partie d’une classe d’enseignement spécialisé de type 2 (retard mental important) où aucun programme d’apprentissages scolaires n’est réellement prévu. Envie d’apprendre, mais pas entendue, car les enseignants considèrent qu’elle en est incapable, tout comme les autres enfants de son groupe, Céleste sombre peu à peu dans une dépression, accompagnée d’une série de régressions, le tout parsemé de crises d’épilepsie.

Les conclusions figées de la direction de l’école étaient sans appel, il a donc fallu trouver une solution dans l’urgence : lui enseigner moi-même. En parallèle à cette longue période, mon état de santé se dégrade également et le diagnostic est net et tranchant : la fibromyalgie. Maladie de longue durée. Ecartée de mon travail, j’ai pu répondre à sa demande, en lui apprenant à lire, écrire et calculer. En deux mois, elle a récupéré 18 mois au niveau du QI ! Nous étions donc sur la bonne voie !

Je ne suis ni instit, ni thérapeute, juste une maman, et il m’a fallu beaucoup de patience, pour observer ma fille, et pour imaginer des supports qui pouvaient l’aider dans les divers apprentissages, où à l’époque, aucun prérequis n’étaient en place. Comment lui faire comprendre des concepts si abstraits, alors que son langage était limité à quelques mots ? Comment être assez forte pour ne pas se laisser envahir par la pression des professionnels, aussi bien scolaire que médical, qui étaient tous contre mon « entêtement » et contre le « forcing » que j’allais infliger à ma fille ?

Pas à pas, de découverte en découverte, nous avons travaillé l’ensemble des prérequis : le spatial, les sons, le dénombrement, l’équilibre, le langage, la logique, la synchronisation, …
De fil en aiguille, j’ai découvert la méthode Montessori , basée sur la manipulation ; principe que j’appliquais déjà, mais j’avais là, trouvé une méthode déjà structurée, ce qui nous a fait gagner énormément de temps !
Céleste avait plaisir à découvrir, à manipuler et à apprendre. Prochaine étape : retrouver la confiance en soi ! Blessures profondes qui prennent du temps à cicatriser suite à ses mauvaises expériences scolaires. Ce n’est que depuis une bonne année, que cette confiance s’installe. Elle se manifeste à travers la volonté d’autonomie dans la vie quotidienne et dans le travail scolaire. A ce jour, nous constatons que les crises d’épilepsie ont complètement disparu, ainsi que ma fibromyalgie !

2. APPRENTISSAGES AVEC D’AUTRES ENFANTS


Je me pose la question, si ces résultats positifs sont de l’ordre du hasard ? Peut-être que Céleste a été mal orientée au départ ? Je propose à quelques mamans dont les enfants sont en difficultés, d’appliquer la même méthode à raison d’une fois par semaine. Donc, concrètement, je travaille avec l’enfant, et la maman assiste à la séance pour pouvoir prolonger les nouveaux apprentissages à domicile.

Résultats : nous arrivons aux mêmes conclusions que pour Céleste, les enfants lisent, et même Camille, jeune fille de 15 ans, soufrant du syndrome de Kabuki, a débuté la matière officielle de l’enseignement primaire !

Maintenant je n’affirme pas que tous les enfants atteints de handicap arriveraient à ces performances, mais ce dont je suis certaine, c’est que tous les enfants pourraient progresser dans un meilleur climat et aller plus loin dans leurs apprentissages, si on leur en donne la possibilité et les bons supports pour les aider.

3. MESSAGES

- Faites confiance à vos intuitions
- Faites confiance à votre enfant
- Ne vous laissez pas impressionner par l’autorité, qu’elle soit médicale ou scolaire.
- Stimulez votre enfant en partant de ses intérêts, ses passions
- Partez toujours d’un matériel de manipulation, pour aborder avec votre enfant des concepts, tant de base, qu’abstraits.
- C’est VOUS, les parents, qui connaissez le mieux votre enfant.
- Quant aux professionnels, faites confiance aux parents ! L’encadrement de l’enfant sera d’autant meilleur !

4. OBJECTIFS

- Renforcer une identité positive aussi bien aux parents qu’à l’enfant
- Confiance en soi au niveau des parents, ce qui permettra un transfert positif vers l’enfant.
- Matériel adapté pour les apprentissages.
- Améliorer les relations entre les parents et les professionnels (médical et scolaire).

5. SUPPORT

Présentation d’un documentaire dont l’enregistrement sera étalé sur 2 ans.
6. CONCLUSION


L’idée du projet est de diffuser notre expérience dans l’Europe francophone, car nous ne sommes certainement pas les seuls à avoir vécu une telle situation !
Des milliers d’enfants sont considérés comme des incapables, alors qu’ils ont, et j’en suis certaine, un réel potentiel !

II. L’AFRIQUE

1. LE HANDICAP EN AFRIQUE

Les personnes souffrant de handicap et d’épilepsie en Afrique sont vulnérables, et particulièrement les enfants. Limités mentalement, et complètement dépendants, ils subissent des discriminations sociales liées à leur situation. Un grand nombre de ces enfants sont rejetés par leur famille sous prétexte qu’ils sont des entités maléfiques.
Depuis peu, une poignée de parents commencent à voir leur enfant autrement. Le but de ce projet est de proposer à ces parents, des ateliers parallèles, « parents – enfants », qui formeront « le groupe pilote ».


A. Sow, Docteur et fondateur de l’association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG) connaît bien le parcours de Céleste. Il m’a suggéré d’imaginer un projet pour les familles guinéennes touchées par le fait qu’un de leur enfant est atteint d’handicap et / ou d’épilepsie. Le but est de toucher d’autres parents à travers le groupe pilote, de façon à les amener également à suivre la même démarche. Cette approche donnerait aux enfants une chance de se créer une nouvelle identité, d’améliorer la relation affective et faire diminuer le taux d’abandons. L’aboutissement serait de présenter à l’enfant, accompagné au minimum d’un de ses parents, un support de stimuli facile à reproduire, pour aider ces enfants à progresser dans leur développement.

2. ATELIER POUR LES PARENTS

Théâtre action

A partir des témoignages, des savoirs et des expériences de chacun des participants au projet, mise en situations théâtrales et travail d’improvisation, afin de dégager une matière commune. Ce que le groupe revendique comme son enjeu, ce qui à travers le spectacle sera sa parole collectivement assumée.
Dans un second temps, les participants deviennent personnages, la parole est transposée théâtralement, elle s’inscrit dans une dramaturgie, dans le respect de l’esthétique proposée par le groupe, afin de « poser question » au public, qui à son tour, s’appropriera le débat.

MESSAGES : Vos enfants ont un réel besoin d’affection et de soutien pour leur donner une chance de progresser et de développer leur potentiel.
OBJECTIFS :

- Que la réflexion puisse amener les parents touchés par l’handicap, à voir leur enfant autrement qu’en une entité démoniaque.
- Que la diffusion de ce spectacle lors des représentations et diffusion télé, puisse amener d’autres parents, à faire la démarche vers le centre.
- Améliorer la relation parents-enfant -> développer l’affectif.
- Diminuer le taux d’abandons
- Amener les familles à se rendre au centre qui sera à leur disposition pour stimuler leur enfant (équipe locale prévue + matériel).

SUPPORTS :

- Local (en construction) à Conakry pour accueillir les familles dans le cadre du projet.
- Equipe du Théâtre Action de la Louvière, reconnue par la Communauté Française .
- Salles pour les différentes représentations du spectacle du Théâtre Action, à Conakry, Kindia, Pita et Labé. Lieux qui correspondent aux différentes implantations de l’association FMG.
- Reportage sur la chaîne télé guinéenne (RTG) permettant une diffusion grand public.
- Echanges culturels Guinée – Europe (Belgique) à travers une même thématique.
- Une équipe télé française (France 2) Olivier Delacroix (à confirmer).

3. NOUVELLE IDENTITE POUR LES ENFANTS

- Animation artistique (enfants touchés par l’handicap et épilepsie)

- Une équipe professionnelle belge est prévue sur place, pour inviter les enfants à faire leurs œuvres, à l’aide de matériaux de récupération en vue d’une exposition « officielle ».

MESSAGE :

Tous les enfants ont un potentiel qui ne demande qu’à être exploité.

OBJECTIF :

Créer une nouvelle identité à ces enfants, car ils n’ont connu que celle de « démoniaque » avec toutes les conséquences qui en découlent. Dans ces conditions, ils ne peuvent progresser, puisqu’ils vivent dans le rejet. Le but premier de cet atelier est d’ouvrir la porte sur une nouvelle identité, celle de la réussite, probablement celle de leur première victoire ! Cette animation aura un rôle « d’ancrage », celui d’une certitude qu’ils sont des individus à part entière, capables de créer et d’obtenir un résultat. Base fondamentale qui entrouvrira la porte sur la confiance en soi, liée étroitement avec l’affectif qui pourra se renouer grâce au travail fait en parallèle, avec les parents.

SUPPORTS :

- Local (en construction) à Conakry pour accueillir les enfants dans le cadre du projet.
- Une équipe d’animateurs professionnels (encore non identifiée) pour organiser l’atelier artistique avec les enfants.
- Matériaux de récupération locale.
- Une salle d’exposition « officielle » (mairie ou galerie d’art, ou autre lieu ?) A définir et à négocier lorsque je serai sur place en janvier 2012.
- Reportage sur la chaîne télé guinéenne (RTG) permettant une diffusion grand public.
- Echanges culturels Guinée – Europe (Belgique) à travers la même thématique. (Piste à creuser et à réfléchir sur la faisabilité)
- Une équipe télé française (France 2) Olivier Delacroix (à confirmer)

4. METTRE EN PLACE UNE PEDAGOGIE « à la Montessori » adaptée avec du matériel local.

MESSAGE :

Tous les enfants participant au projet souffrent de handicap et sont donc limités pour accéder à la majorité des concepts d’apprentissage. Il est donc important, pour leur donner une chance d’atteindre la connaissance, de transposer ces concepts abstraits en quelque chose de concret, à travers la manipulation d’un matériel spécifique.

OBJECTIFS

- Construction du centre.
- Former l’équipe de l’association FMG.
- Stimuler les enfants au niveau des prérequis et concepts abstraits à travers la manipulation du matériel, en présence d’au moins un parent.
- Manipulations faciles à reproduire en famille pour que l’enfant puisse être stimulé de façon quotidienne.

SUPPORTS :

- Local (en construction) à Conakry pour accueillir les enfants dans le cadre du projet.
- Matériel scolaire de base : cahiers, crayons, feutres, peintures, blocs de dessins, jeux pédagogiques, livres illustrés, ordinateur, imprimante, plastifieuse, rogneuse, colle, fardes, chemises, …
- Matériel de manipulation basée sous la méthode Montessori, confectionné avec des matériaux locaux.
- Equipement du local : point d’eau, tables, chaises, armoires, étagères à la hauteur des enfants, petits tapis individuels.
- Reportage sur la chaîne télé guinéenne (RTG) permettant une diffusion grand public.
- Une équipe télé française (France 2) Olivier Delacroix (à confirmer).

III. ORGANISATION DU PROJET.


Période 1 : de mars 2011 à décembre 2012

Côté administratif :

- Accéder à un N° de compte bancaire ONG
- Préparation des différents dossiers
- Mise en place des contacts nécessaires
- Organisation de l’échange culturel Belgique – Afrique à travers le Théâtre Action et un groupe d’enfants belges souffrant d’handicap en vue d’un échange culturel entre les 2 cultures.
- Etablir les contrats avec le Théâtre Action de la Louvière et avec l’équipe qui organisera l’atelier avec les enfants.
- Introduire les dossiers pour ces 2 équipes (subsides culturels)
- Introduire un dossier en vue de la sélection du Festival du Théâtre Action.

Côté financier :

- Recherche de divers soutiens financiers et parrainage. Yannick Noah (à confirmer).
- Diverses actions en vue pour récolter des fonds

Côté médias :

- Etablir un contrat avec les producteurs d’Oliver Delacroix pour le tournage « Europe – Afrique ». (France 2)
- Premiers tournages par rapport à Céleste, un tous les 6 mois pour témoigner de l’évolution.

Côté dons :

- Prévoir des dons des différents supports pédagogiques, comme :
 la méthode des Alphas (lecture)
 La méthode gestuelle (lecture)
 La méthode Montessori qui servirait de kit à la construction.
 Méthode Cuisenaire (mathématique)
- Récolte ou autre organisation à prévoir pour équiper le bâtiment.
- Récolte ou autre organisation à prévoir pour le matériel et équipement scolaire

Sur le terrain : Lors de la période du 1° trimestre 2012 (Céleste et moi + Olivier Delacroix ?)

- Visite d’un mois à Conakry, pour se rendre compte sur place des différentes réalités, en vue d’adapter le projet en conséquence.
- Finaliser la construction du bâtiment qui accueillera le groupe pilote.
- Récolte ou autre organisation à prévoir pour équiper le bâtiment.
- Récolte ou autre organisation à prévoir pour le matériel et équipement scolaire.
- Négocier un lieu d’exposition avec les autorités sur place.
- Trouver un lieu pour les représentations théâtre sur chaque site de l’association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG)
- Négocier avec la télé Guinéenne un reportage qui couvrirait les 6 mois de travail avec le groupe pilote (janvier à juin 2013)
- Rassembler des matériaux de récupération en vue de l’atelier avec les enfants.
- Négocier la construction du matériel « Montessori » par une équipe locale

Période 2 : de janvier à juin 2013

- Je serai sur place avec Céleste, pour donner l’impulsion au projet et former l’équipe locale, dans le but qu’elle prenne le relais après cette période.
- Tournages espacés sur les 6 mois.
- Exposition officielle des œuvres des enfants.
- Mise en place de la méthode Montessori et formation de l’équipe locale de l’association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG)
- Représentations du spectacle « Théâtre-Action sur les différents sites.
- Enregistrement du spectacle par la télé guinéenne
- Diffusion du reportage à la télévision guinéenne.

Période 3 : la seconde partie de l’année 2013 et les années suivantes.

- Analyse des changements de comportement des familles concernées.
- Rédaction d’un dossier complet en vue de demande de subsides.
- Selon les résultats, demande de subsides à différents organismes.
- Création de 3 nouveaux centres en Guinée
- Création de centres au Cameroun et autres pays africains francophones.
- Engager des neurologues pour travailler sur les différents sites.
- Diffusion du documentaire d’Olivier Delacroix, qui aura couvert 2 années (2011 à 2013) sur différentes chaînes francophones en Europe.

IV. FINANCEMENT

Pour le lancement du projet pilote, il me faut :

- Trouver des dons.
- Organiser des activités payantes en vue de rassembler des fonds pour 300 000 €.
- Parrainer le projet : Yannick Noah (à confirmer)
- Mon travail est entièrement bénévole.

V. NOS COORDONNEES

Céleste VAN KRIEKINGE et Ariane ALBERS

Charreau de Dréhance, 14
5 500 Anseremme
Belgique

0032 / 474 21 16 16

aral@tvcablenet.be

Skype : vitalvk

Dr A. SOW

Association « Fraternité Médicale Guinée » (FMG)

Conakry – GUINEE

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