
Il y peu de chances que vous ignoriez le nom de Sakineh Ashtiani - qui se serait bien passée de son actuelle célébrité -. Pour rappel, cette iranienne, mère de famille de 43 ans, a été jugée en 2006 à Tabriz, en Iran, plaidant coupable de « relation illicite » avec deux hommes après la mort de son mari. Elle a été condamnée à la flagellation pour adultère et a reçu 99 coups de fouet. Ensuite, elle a été accusée d'avoir été complice de l'assassinat de son mari. La confusion entoure les charges exactes qui pèsent actuellement sur elles, alors que son procès a été rouvert et que la Cour Suprême a prononcé la peine de mort en 2007. Selon le ministère iranien des Affaires Etrangères, aux dernières nouvelles, ces charges seraient d'une part "
la trahison de son mari et ses relations (sexuelles) illégales avec des hommes étrangers. Concernant ce crime, l'adultère, l'application de la peine a été arrêtée et il est en réexamen par la justice". "
Mais elle a aussi participé au meurtre de son mari, et le dossier de cette autre affaire est en fin de procédure". "
Pour les peines très lourdes, il y a une procédure particulière et longue. Ce verdict est en cours d'examen et lorsque la justice arrivera à une conclusion finale, elle l'annoncera". L'ambassade d'Iran a aussi déclaré que Sakineh Ashtiani ne serait pas lapidée, mais cette dénégation ne se retrouve pas dans les derniers communiqués de Téhéran. Par ailleurs, note "Le Monde", "Les avocats de Mme Mohammadi-Ashtiani ont affirmé qu'elle n'avait pas été condamnée à la lapidation pour sa participation au meurtre de son mari mais uniquement pour adultère". Aux dernières nouvelles, Sakineh Ashtiani aurait été condamnée entre-temps à 99 coups de fouet supplémentaires, parce que le journal britannique Times a publié, la photo d'une femme sans foulard qu'il a affirmé être Sakineh Mohammadi-Ashtiani - il s'agissait d'une confusion -.