lundi 29 décembre 2014

Il était pas méchant, Fredo !

Les dernières livraisons de ce blog étaient épouvantablement sérieuses. Pour me faire pardonner, je vous offre cette remarquable épitaphe, celle d'un philanthrope parisien. Interprétation : les Frères Jacques. Paroles : feu Bernard Dimey. Ce poète, lui aussi parisien, a "signé plusieurs chansons à grand succès, notamment Syracuse, Mémère, Mon truc en plume. Il est chanté par de nombreux interprètes, dont Yves Montand, Charles Aznavour, Serge Reggiani, Henri Salvador, Patachou, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Mouloudji, Jean-Claude Pascal, Michel Simon (Mémère), Jehan, Véronique Soufflet, Dominique Dimey et très récemment Iggy Pop." (Wikipedia).



Un commentateur fait remarquer que la dernière strophe du texte original a disparu dans cette version. Elle dit :
A côté des r'quins d'la finance
Et des crabes du gouvernement
Tous ces tarés qui règnent en France
A grand coup d'gueule d'enterrement
A côté d'toutes ces riches natures
Qui nous égorgent à coup d'grands mots
A côté d'toute cette pourriture
Il était pas méchant Frédo !

Les paroles reprises par les Frères Jacques figurent en commentaire.

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1 commentaire:

Blue Kiss a dit…

On l'connaît d'puis la communale
Le gars qu'est là sur la photo
A la première page du journal
Mais on l'reverra pas d'sitôt
Il a saigné deux vieilles mémères
Et buté trois flics, des costauds
Certain'ment sur un coup d'colère
Vu qu'il est pas méchant Frédo

Il a pillé la Banque de France
Pour rendre service à des copains
Pour améliorer leurs finances
Faut bien qu'tout l'monde y gagne son pain
Y a deux trois employés d'la banque
Qu'ont pris d'la mitraille plein la peau
Bon dieu dans ces cas-là on s'planque
Mais c'est pas sa faute à Frédo

Il a liquidé sa frangine
Une salope une rien du tout
Parce qu'il voulait plus qu'elle tapine
Elle a calanché sur le coup
Ca c'est des histoires de famille
Ca regarde pas l'populo
Et puis c'était jamais qu'une fille
A part ça l'est gentil Frédo

Il a vagu'ment fait du chantage
C'était plutôt pour rigoler
Pour avoir l'air d'être à la page
Mais les mômes qu'il a chouravés
C'était des p'tits morveux d'la haute
Qui bouffent du caviar au kilo
Tout pour les uns rien pour les autres
"C'est pas juste" y disait Frédo

Il a fait l'ramdam chez les Corses
Un soir qu'il avait picolé
Et comme y connaît pas sa force
Les autres ils ont pas rigolé
Raphaël a sorti son lingue
Bref tout l'monde s'est troué la peau
C'est vraiment une histoire de dingues
Vu qu'c'est tous des pôtes à Frédo

L'histoire des deux voyous d'Pigalle
Qu'il a flingué d'un coeur léger
Moitié camés moitié pédales
Il fallait bien les corriger
Sinon peu à peu qu'est-ce qui s'passe ?
Un jour ça s'allonge aux perdreaux
Total qui c'est qui paie la casse ?
"C'est nos zigues" y disait Frédo

Un coup d'pique-feu dans l'péritoine
Et Frédo s'est r'trouvé comme ça
Le cul sur l'faubourg Saint-Antoine
Qu'est c'qu'il foutait dans c'quartier-là ?
Bien sûr il s'est r'trouvé tout d'suite
Avec les poulets sur le dos
Maint'nant vous connaissez la suite
Vous l'avez lue dans les journaux

Un garçon qu'avait tout pour faire
Impeccable mentalité
Délicat, correc' en affaires
Bref il avait qu'des qualités
Ca fait mal quand on l'imagine
En train d'basculer sous l'couteau
De leur salop'rie d'guillotine
Un mec aussi gentil qu'Frédo.